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Mon cher Rif... tes fils payent un prix exorbitant



La grandeur de ton histoire qui surpasse la leur, ta dignité et ta fierté, les rendent rageux avec des nerfs sensibles, irritables et voire vindicatifs. La preuve ? Le cadavre de père spirituel des Rifains est toujours en exile, un certain Abdelkrim, loin de ses siens. Mémoire glorieuse, mais également polytraumatisée par les guerres et les répressions, expurgée des manuels scolaires, censurée et voire stigmatisée. La censure est le hobby des dictatures.

Ils ont essayé sans cesse d'inventer et de produire artificiellement et systématiquement une histoire, et l'attribuer à eux, une histoire pour glorifier leurs chefs hiérarchiques, et abhorrer la tienne. Ils n'ont pas réussi, la vérité finit par flotter. Par conséquent, ils veulent te rabaisser mon cher Rif, enterrer ton identité de guerrier aguerri. Mais non, la volonté d'être libre ne meurt pas comme disait Abdelkrim, donc tu continuera à les fâcher, à les irriter et à les exaspérer.

Mon cher Rif, depuis bien longtemps, et voire depuis des siècles, tes fils payent un prix exorbitant, pour avoir choisi la voie de l'insoumission et de la résistance, aujourd'hui, plusieurs ils sont dans des cellules d'isolement, dans les cachots, torturés, malmenés, méprisés... mais ils ne reculent pas, ils tiennent leur parole, ils résistent la lâcheté. Il n'y a pas un combat et une lutte menée sans payer le prix fort et subir les effets négatifs. On a assez des leçons à cet égard.

Mon cher le Rif, Malgré les tristesses et les misères, les ficelles et les calamités, tes enfants se mobilisent, en dépit des cancers qui charcutent tes enfants et tes femmes, ils se cramponnent à l'espoir, à la joie et à l'amour de la vie, ils se battent pour une vie digne et décente sur ta terre. Tes ennemis semblent être déterminés à écraser tout espoir de vivre pour ne pas dire survivre sur ton sol, la preuve ? Depuis leur soi-disant indépendance, ils poussent tes jeunes à l'exil forcé, comme il disait leur sultan à l'époque coloniale aux Français, je ne veux plus traiter avec Abdelkrim, je veux m'en débarrasser, actuellement, ils se débarrassent parallèlement de tes fils.

Face à la pourriture dénuée de toute valeur morale, qui affiche ses désirs de houspiller tes fils, ceux-ci clament ne pas céder, plutôt la morte que l'humiliation, vive le Rif...

Mon cher Rif, quoi qu'il en soit, un jour tu retrouveras ta joie dérobée, ton couleur rouge épris de sang de ceux et celles qui t'ont donné la grandeur. Cette grandeur convoitée par tes ennemis. Ces quelques paroles, sont ni plus ni moins pour te consoler. À bientôt !

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