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Maroc - France: le protectorat n'est pas mort


Philippe Wojazer/Reuters



Pourquoi les violations des droits de l'homme dans le Maroc n'intéressent pas les démocraties occidentales ? Voici une question qui risque de fâcher.

Des arrestations massives des activistes et des journalistes, torture dans les geôles décriée par les ONG de défense des droits de l'homme, de l'autre côté, silence assourdissant des démocraties occidentales, imaginez si ces violations auraient été commises en Iran ou en Venezuela, certes, les réactions auraient été remplies d'indignation, c'est ce que l'on appelle hélas l'indignation sélective. Cela révèle de facto l'état d'âme des démocraties occidentales, puisque il s'agit de la monarchie marocaine, un régime protégé et vassal à la France, du coup, il faut recourir à la censure.

Le philosophe Daniel Salvatore Schiffer était l'un de ces rares intellectuels qui avait dénoncé avec véhémence cette censure en ce qui concerne les violations des droits de l'homme au Maroc et les pressions sur la liberté d'expression, dans un article fulgurant intitulé la dictature au Maroc, silence on censure. Le philosophe avait interpellé vivement ces politiques et ces pseudos intellectuels français complices de l'autoritarisme au Maroc. Une démarche qui n'a abouti à rien.

"La France, principale ancienne puissance coloniale, se considère chargée d’une mission: la protection du Maroc et de sa monarchie", a-t-il souligné Ignacio Cembrero, journaliste expert du Maroc dans une interview accordée au quotidien belge le Soir. Voilà ce que l'on appelle le protectorat, où encore la France-afrique, le sale boulot de la France en Afrique, dont le soutien et l'instauration des régimes dictatoriaux qui génèrent les injustices et les répressions, d'où la provocation de l'émigration massive discréditée par les populistes européens.

Quoi qu'il en soit, le rôle de la France dans le renforcement de l'autoritarisme en Afrique et notamment au Maroc est juste honteux, un pays autoproclamé des droits de l'homme, on ne sait pas s'il faut en rire à gorge déployée ou en pleurer à chaudes larmes.

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