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Des graves abus contre les prisonniers politiques rifains dénoncés par une Association

Manifestation à Casablanca pour la liberté des prisonniers politiques rifains le 08 octobre 2017

Dans un rapport sur la situation des détenus politiques rifains, l'Association TAFRA pour la solidarité avec les familles des détenus du mouvement populaire du Rif dénonce les graves violations contre les détenus rifains, en décriant la détérioration des conditions de leur séjour en prison, où ils sont dispersés, ou également le niveau de représailles sévères à leur encontre par certains de gardiens des prisons, au point d'en arriver à des insultes assez triviales et racistes et voire recourir à la torture.

Le rapport évoque le cas de Ismail AL GHALBZOURI, 18 ans, et condamné à 4 ans de prison ferme, détenu à Bourkaiz, Ras al Ma. Selon l'Association, "il est agressé et harcelé en permanence par des prisonniers des de droit commun qui sont avec lui dans la même cellule, sans que l'administration pénitentiaire interfère afin de mettre un terme à ces attaques." Et aussi, "il a été même menacé par les gardiens de prison s’il continue à se plaindre et s'il fait des réclamations." Mais la chose la plus grave, d'après l'Association, "il a été empêché de communiquer avec sa famille au cours des deux dernières semaine car il devait parler en darija marocain lorsqu'il communique avec sa famille, et entonner « Vive le roi » juste avant l'appel téléphonique." Le rapport ajoute qu'en raison de son rejet de ce chantage, "Ismail a été brutalement battu par un gardien de prison, agressé verbalement et insulté de la pire des manières (traître, fils d'espagnol, séparatiste, bâtard, awbach), ce qui l'a incité à s’engager dans une grève de la faim pour la défense de sa dignité qui a duré 12 jours".

Le rapport met en exergue également la situation de Hassan Barba, 21 ans, condamné à 20 ans de prison, détenu à la prison de Ras al-Maa à Fès. Sa famille a déclaré que son fils était gravement maltraité par des gardiens de prison et des prisonniers. "La dernière attaque en date, ce fut par le gardien de prison. Insultes et coups de pied, entraînant des blessures au niveau de l'une de ses mains", signale le rapport.

D'ailleurs, le 31 août 2018, Rabie ZOUBIR a été transféré arbitrairement de la prison d'Ain Aïcha vers la prison de Toulal 1 à Meknès sans que l'administration pénitentiaire justifie ce transfert

Et quant à Achraf AL YAKHLOUFI, lui aussi a été transféré de la prison d'Okacha à Casablanca vers la prison locale de Tifelt 2 en invoquant qu’il ait provoqué le désordre et la confusion à l'intérieur de la prison. L'association fustige également l'isolement de Nasser Zefzafi en grève de la faim.

L'association somme l'État à rappeler ses obligations internationales concernant les droits des détenus, en particulier ses obligations en matière de la lutte contre la torture des détenus et des prisonniers, en alertant que l'approche répressive et sécuritaire, n'a pas et ne sera jamais une solution au mouvement rifain et la seule solution qui demeure valable à la question des détenus politiques du mouvement rifain est la libération et la satisfaction de leurs revendications.

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